Sapa, se perdre dans les rizières.

Sapa est l’une des références en matière de photo du Vietnam: des rizières à perte de vue. C’est effectivement le cas pendant la saison estivale (vers juin) mais en novembre les rizières n’ont plus de riz ou presque. Ce qui n’enlève vraiment rien au charme du paysage.
Nous sommes arrivés par le bus de nuit qui partaient de Hanoï. 7h de train dont quelqu’une à dormir dans le bus arrêté dans la ville même de Sapa. Le réveil est un peu difficile, et même si le bus est confortable, il faisait frais.

Si quelqu’un m’avait dit que nous étions finalement au Népal et non au Vietnam, j’y aurais crue. La ville est brumeuse, entre les montagnes, il fait 12 degrés, les gens sont en blousons.

Nous prenons un déjeuner improvisé dans un petit café-restaurant. Les enfants y défilent pour prendre leurs phở de déjeuner avant l’école. Au passage, nous réservons un homestay dans les collines à sept kilomètres de Sapa. Je check sur Google: c’est 40mn de taxi pour ces petits kilomètres. Nous trouvons un taxi, payons l’entrée de la zone protégée de la région (environ deux dollars par personnes) et arrivons dans le petit village de Ta Van. Les paysages sont vraiment beaux entre montagnes et nuages. Et nous avons de la chance: il y à du soleil, ce qui n’était pas le cas le jour d’avant.

L’auberge est rudimentaire mais cosy: une salle commune avec une cuisine à la vietnamienne, un feu de cheminée, quelques chambres, une terrasse avec des hamacs. Et un paysage sur les montagnes et rizières. Deux petites nous ont vus arrivés du taxi et veulent papoter en anglais, elles sont curieuses de nos âgés, d’où nous venons et nous proposes d’aller visiter la cascade après le déjeuner.

Chose faite nous suivons les petites entre les sentiers boueux, les forêts de bambous et les flans de rizières. Une heure et demi de marche qui semblent tellement facile pour elles. Elles passent de bords de rizières en bords de rizières aussi facilement que des cabris. C’est clairement pas mon cas. Les bords font la largeur d’un pied et demi, et si d’un côté c’est une mare de boue, de l’autre la mare de boue est 1,5 plus bas. Mes chaussures n’étaient ni adaptés, et mon mental pas franchement rassuré… Mais c’était beau. Cela rattrape la peur de me faire un bain de boue gratuit.

Nous arrivons finalement à une cascade, qui après cette rando vraiment belle, ne nous laisses pas vraiment impressionné. Elle est belle mais c’est plus la marche avant qui fait la magie du truc.

Nous savons dès le début que les petites allaient tentés de nous vendre des choses. La dame de l’auberge avait prévenue et nous étions parti d’accord que nous prendrions un bracelet sur le retour. Nous savions que les petites allaient à l’école et que ce jour était leurs jours de repos. Elles étaient donc là pour se fait de l’argent de poche et non l’école buissonnière. Sauf que nous n’avions pas prévus qu’elles allaient faire leur tentative en haut de la cascade. Nous n’avons pas pris d’argent, juste quelques centimes et elles me comprennent pas la situation: c’est pas que nous ne voulons pas de bracelet, c’est que nous n’avons pas un sous.

Passer le petite moment d’incompréhension nous repartons sur un chemin retour différent.

« Jusqu’ici tout va bien »

La vue est toujours aussi belle et nous passons sur une montagne en face de celle où nous habitons. Arrivé à un petit village, les petites nous annonces qu’elles rentrent chez elles, et que nous habitons « là, la maison bleue » en pointent du doigts le village d’en face. Elles expliquent vite fait qu’en continuant tout droit, il y à un pont pour traverser la rivière. Je peux vous le dire direct: nous n’avons jamais trouvé ce pont. Ja-mais. Même pas il était dans notre visuel et pourtant nous avions une sacré vue sur l’ensemble du problème.

Notre solution sera donc la suivante: traverser en ligne droite. Ce qui comprends traverser une rivière et des rizières. Heureusement, la rivière n’est pas bien profonde (mi-cuisse) et le courant est faible. Mais les rizières sont biens plus sauvages que les précédentes et sans chemin bien définis. Ma copine glisse dans l’une (d’un bon métre plus bas, heuresement c’est la boue qui amortie sa chute et elle n’a rien!) et je prie pour ne pas croiser un serpent car je déteste ça. Nous croisons un buffle qui s’en fiche bien de nous, mais au cas où nous allons de l’autre coté. Ma plus grosse peur arrive donc: à 5-6 mètres plus loin et une rizière plus bas je vois le reptile qui part et s’arrête un peu plus loin. Autant dire que j’ai arrêté nette sur mon flan de rizière en essayant de pas partir en courant de trouille.

Finalement, le buffle sera à mes yeux bien plus sympathique, nous rebroussons chemin, avec ma copine qui me papote pour faire passer ma peur. Quelques minutes après nous arrivons tant bien que mal à trouver un chemin. Il est à peine 15h et nous n’avons rien manger et bu (la balade avait etait annoncé comme « vraiment pas loin »…) depuis le matin. Nos chaussures et leggings sont dans un état impossibles. Nous décidons que le reste de la journée sera plus tranquil et moins dangereux dans un hamac.

La journée de finira avec un dîner avec l’ensemble des personnes qui vivent avec nous, partager ce repas et l’alcool de riz dans cette maison perdue donne un charme à l’ensemble.

Cette petite aventure n’aura pas été sur le moment la plus sympathique car ma peur des serpents est un soucis… mais aprés coup, les paysages, la marche à flans de rizières, les forêts de bambous et le village typique restent clairement comme l’un des meilleurs souvenirs de voyages vietnamiennes.

Pour les curieux, le nom de notre logement était hoang Kim Sa Pa, je recommance cette maison si vous n’avez pas peur de vivre une expérience un peu différente du confort à l’européenne. Nous avions la chambre double qui était parfaite!

À bientôt pour une nouvelle aventure!

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