Dai Khmer

En me baladant dans Siem Reap, je suis allée dans un marché d’artisan: habits, produits cosmétiques, tableaux, vous pouvez y trouver facilement votre bonheur. Mais c’est le sourire de Vichkar qui a arrêté ma curiosité…

En quelques minutes, cette énergique khmère m’a emporté dans son monde de jeune entrepreneuse, soucieuse des femmes, de l’environnement et de produits dérivés de la noix de coco. De la coque à l’eau, elle utilise tout! Elle peut ainsi proposer une gamme de produit bio (la quasi-totalité des fruits et légumes au Cambodge sont biologiques :)) dérivé de la noix de coco. Pourquoi ? Car tu peux utiliser l’ensemble du fruit, il pousse vite, et elle n’utilise que trés peu d’eau pour le transformer.

C’est après six mois d’études en marketing et business que Vishkar créer Dai Khmer (qui veut dire « fait main »), le but est de proposer des produits de qualité, bon pour la santé, mais aussi d’encourager des femmes à travailler et être indépendante. En moins d’une année, la petite production de Vichkar est passée d’elle seule, à 4 employées, un stand sur un marché permanent et bientôt l’ouverture d’un boutique: presque 1400 savons vendus par mois.

La noix de coco

Lors de ma visite, j’ai été sidérée de ce qu’il est possible de faire avec une simple noix de coco! Du savon, l’huile pour le corps ou en ingestion, des shampoings, du dentifrice. Petit à petit, elle trouve de nouvelle technique pour dériver le fruit et en tirer le maximum.

Rien… ne se perds.

Absolument rien! La jeune Khmère a travaillée le produit dans un soucis écologique au point qu’elle produit elle-même son papier: chaque mois, elle récupère le papier d’une banque afin d’en faire des étiquettes et packaging. Broyer, façonner et couper à la main, ce papier est recyclable et biodégradable. Les ficelles sont faites grâce à des feuilles de bananiers, qui sont parfois utilisés comme assiette au Cambodge.

Des femmes indépendantes.

La petite entreprise de Vichkar est composée seulement de femmes: elles n’ont pas fait d’études, à 19 ans, l’une est déjà maman d’un petit de 3 ans. Le Cambodge reste un pays très traditionnel où la femme devrait rester à la maison. Grâce à Dai Khmer, elles peuvent travailler, évoluer dans la petite compagnie, apprendre l’anglais grâce à des cours et ainsi évoluer. Des femmes qui deviennent de plus en plus fortes grâce à l’opportunité d’évoluer dans un autre domaine autre que le foyer familiale.

Et croyez-moi, leurs sourires et rires ne trompent pas sur leur bonheur au travail.

Un expérience humaine.

Dai Khmer aura été une rencontre, mais pas seulement. Je suis allée à Phnom Penh pour une matinée, je suis restée une journée… J’ai appris comment faire du savon, du charbon pour laver les dents, comment filter l’aloe-vera, j’ai découvert des épices qui sont utilisées pour les savons: citron vert, curcuma, grain de café donnent autant de flagrance que de bien-faits lors de l’utilisation des produits.

J’ai aussi découvert la gentillesse d’une petite compagnie de femmes cambodgiennes: j’ai été tellement chouchouter… Que ce soit par le thé offert, mais aussi mon premier vrai repas de « famille » locale. C’est probablement l’un de mes plus beaux souvenirs en immersion dans ce pays d’Asie.

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4 commentaires

  1. Bah tiens, j’ai vu khmer et j’ai cliqué ! En effet je vis à Siem Reap depuis un mois donc j’étais curieuse.
    C’est au marché des artisans locaux qu’elle se trouve ? Je vais aller y faire un tour alors !

    Je t’avoue que, travaillant ici, après les journées ereintantes de boulot, je rentre direct me poser chez moi parce que je suis épuisée (je suis prof de français dans la nouvelle Alliance Française), et je ne prends pas trop le temps de visiter.
    De plus, ayant des soucis de santé depuis que je suis ici (peau asséchée, maux de ventres à répétition, nausées, migraines), du fait que je supporte mal les grosses chaleurs et que je suis asthmatique, même les week-ends j’ai tendance à me reposer et à sortir peu pour explorer.

    Ceci dit j’ai quand même vu le Night Market (j’habite derrière), le marché des artisans et Angkor Wat. J’enchaîne un peu les tuiles depuis que je suis arrivée et en dehors de rares cambodgiens et de mes élèves, je suis tombée soit sur des gens malpolis, soit carrément irrespectueux, du coup ça m’avait complètement démoralisée vis-à-vis du Cambodge, mais ton article m’intrigue et fait sourire 🙂

    Même si j’ai décroché un CDI, je vais malheureusement quitter le pays d’ici la fin du mois de mars car pour moi cela reste une destination de voyage et pas d’expatriation, je ne saurai pas m’épanouir ici sur le long terme et je vais donc profiter de petites expériences humaines sur ces deux mois histoire de rentrer avec des richesses en plus 🙂

  2. Aaaaaaaaaaaaaah OMG je suis allée sur leur Instagram, mais j’ai reconnu cash le logo parce que j’ai zoné longtemps sur le stand et j’ai pris la carte de visite pour venir tester leurs shampoings solides dès que j’aurai mon salaire ! Je crois que c’est bien ça, ce stand tout au fond du marché qui vent essentiellement des savons solides ? Excellent la coïncidence, j’y étais vendredi soir !

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